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22.05.2008

Dis-lui non...

Hey, Indy?
C'est des critiques qu'y on dit qu't'as fais un film pourri
Ca fait un moment que je te suis. Indy!
Alors j'y crois pas
Y faut que j'te vois !
Allez, Indy, tu peux pas être pourri...

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Piégé par des agents du KGB dirigés par la diabolique Irina Spalko ( Cate Blanchett ) et la traîtrise de son vieil ami Mac ( Ray Winstone ), notre héros a éveillé la méfiance du FBI et perd son job à l'université. Mais un jeune homme ( Shia LaBeouf ) vient l'avertir : le professeur Oxley ( John Hurt ) et sa mère ( Karen Allen ) ont été enlevé. C'est le début de la grande aventure...



Commençons tout de suite par le truc qui fâche ( ** SPOILERS ** ) : Indiana Jones se faisant la caution d'idées nauséuses telles que les crânes de crystal et la création de la civilisation par des extraterrestres, c'est limite scandaleux. Mythes, légendes, religion... oui, notre héros est archéologue et humaniste. Mais des balivernes de ce genre ? NON !

Ensuite, autant la version romanesque des années 30 et ses méchants caricaturaux passaient bien à l'écran, autant cette version des années 50 ne m'a guère convaincu : la chasse aux commistes est décrite de façon grotesque, et ne parlons pas du combat entre les bandes de jeunes, de Shia LaBeouf qui passe son temps à se peigner, de Cate Blanchett plus ridicule que la pire des méchantes Bond Girls des 70s... Peut-être la période est-elle encore trop présente pour ce type de représentation de pacotille.

Une fois oubliés ces deux gros ( ENORMES ) défauts, on se laisse quand même emporter par le film. Déjà, l'idée d'avoir fait vraiment vieillir le héros et de le mettre en face avec des responsabilités anciennes, fonctionne plutôt bien, même si elle est encore prétexte à nous vanter la recomposition de la famille, thème le plus à la mode dans le cinéma US en ce moment. Et puis l'action et le dépaysement sont là, ce qui est finalement ce qu'on attend d'un film de ce genre. Et c'est sans doute la grande réussite du film que d'avoir réussi à retrouver un certain état d'esprit, réussite à mettre à mon avis au crédit de Spielberg. Pas ici de débauches de scènes d'action aux images de synthèse voyantes tendant ( et atteignant souvent ) au ridicule comme dans Le retour de la Momie ou les James Bond période Brosnan ni de scènes d'action réalistes, sèches et brutales comme c'est la mode du moment depuis la trilogie La mémoire dans la peau ou Casino Royalemais de l'action à l'ancienne, comme dans les trois premiers films ( bon, il y a quand même deux passages bien ratés : l'attaque des fourmis et Shia LaBeouf jouant à Tarzan ).

Alors, aller voir Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal en 2008, c'est un peu comme écouter le groupe parodié en début de billet : se souvenir nostalgiquement d'une époque déjà surannée...

Commentaires

Heu..
Pas sur que ça donne vraiment très envie d'y aller.

Ecrit par : The Civil Servant | 22.05.2008

Si on arrive à oublier le scénario honteux, ca reste un film d'aventure plaisant...

Ecrit par : lyle | 24.05.2008

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