18.04.2008
La revanche des moches vivants
Je fais généralement un billet sur les concerts auxquels j'assiste bien plus tôt, mais je suis sorti avec un tel sourire sur le visage que j'ai préféré attendre un peu pour tenter d'être un minimum objectif...
Les Young Knives ont une particularité par rapport aux nombreux groupes qui font dans le même genre... ils sont remarquablement laids ! Le chanteur et le bassiste ( l'excellemment nommé House of Lords ) présentent tous les deux des abdos de comptoir impressionnants et le batteur une barbe particulièrement peu seyante. Pas franchement glamour, et un mauvais point pour eux quand la plupart de leurs concurrents présentent tous un ou deux "beaux gosses" susceptibles de flatter la part féminine de leur audience.
Mais qu'importe, car sur scène, les Young Knives envoient. Ils envoient grave même, conformément à ce que j'avais pu entendre dire. Et si, sur disque, la production donne un petit côté propre et consensuel à leurs morceaux entre pop et art-punk, sur scène ces titres prennent un tout autre sens et je retrouve le groupe que j'avais aimé avec ...are dead mini-album sorti chez Shifty Disco il y a maintenant 6 ans. Violents, accrocheurs et surtout fun, les titres s'enchaînent, tous les singles ( 'Here come the rumour mills', 'she's attracted to', 'weekends and bleak days', 'terra firma', 'up all night' ) et la plupart des morceaux du nouvel album. Mention spéciale à un magnifique 'current of the river' très au-dessus de la plupart des morceaux du revival 80s actuel.
Mais une fois le grand moment de plaisir donné par tant d'énergie passé, une constatation reste : les Young Knives écrivent de bonnes petites chansons, s'éclatent sur scène, mais restent anecdotiques, faute de titres vraiment exceptionnels.
Les Young Knives chantant 'Here come the rumour mills' à l'Astoria à Londres :
Il paraît alors difficile pour Gravenhurst de prendre la suite, le côté délicat et atmosphérique du dernier album The Western Lands ( même s'il était déjà plus énervé que les précédents ) semblant devoir être une succession difficile à 45 minutes de bon gros rock.
Sauf que, en concert, Gravenhurst ça peut faire autant de bruit que Mogwai à sa grande époque... Dès le premier morceau ( instrumental ), il paraît évident que si le groupe cherche à créer une ambiance, ce ne sera pas la froide et calme mélancolie des disques. La musique fait preuve d'une rare intensité, encore amplifiée par le chant fragile de Nick Talbot. Entre post-rock, shoegaze et slowcore ( quelques moments plus calmes quand même ), le groupe nous sert un fort moment de bonheur. Et à la différence des Young Knives, les morceaux exceptionnels comme 'Trust' sont là...
Gravenhurst interprétant 'She dances' à la Maroquinerie.
PS : Gravenhurst joue à Lyon ce soir, alors si vous êtes par là...
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15.04.2008
Au nouveau casino ce soir
Gravenhurst + The Young Knives !
Un artiste/groupe que j'ai touvé le moyen de raté à chaque fois qu'il est passé à Paris et un groupe paraît-il très excitant en concert même si les derniers disques sont un peu mou...
Qui sera là ?
16:04 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2008
I'm so excited...
Gregor Samsa repasse en France aux Mains d'Oeuvres ( Paris ) le 26 mai et à la Marquise (Lyon) le 23 mai.
Gregor Samsa, c'est :
1. Mon album le plus attendu d'avril/mai comme je l'ai dit ailleurs.
2. Mon album préféré de 2006.
3. Le meilleur groupe vu sur scène ces 10 dernières années.
4. En écoute là !
Ca va être trop dur d'attendre...
13:40 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05.04.2008
Que de chats
Les Mains d'Oeuvres sont vraiment une salle de concert particulière, par son ambiance et sa qualité de son, uniques parmi les salles parisiennes de cette dimension.
D'excellentes conditions donc pour voir pour la première fois en France les Cats and Cats and Cats, invités de dernière minute ou presque, qui ouvrent donc pour les Norvégiens de Rumble in Rhodos et de Dominic.
La musique des Cats and Cats and Cats est difficile à décrire : un morceau peut commencer sur une structure pop/rock, dévier vers un instrumental post-rock, se permettre un petit intermède quasi a capella et en choeur pour finir par du hardcore... Ce qui est sûr c'est que tout le monde y met beaucoup d'énergie et que le chanteur est un sacré showman. Trente petites minutes de bruit, de fureur et de plaisir ( malgré un son toujours un poil fort ) et l'envie de les revoir bientôt sur Paris. Un gros regret cependant, le faible nombre de personnes présentes dans la salle...
10:47 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.03.2008
Ils sont the usa...
Ah le Pop In... Sa salle qui sent un peu le moisi, sa sono bien trop forte, ses comsommateurs bruyants... Pas vraiment le lieu idéal pour un concert mais bon...
Désolé pour les Waiting Period mais ils ne m'ont guère convaincu. Ils ressemblent trop à tant de combos qui hantent les pubs et petites salles de concert parisiens depuis l'arrivée du "nouveau rock" : aucune originalité, aucune chanson mémorable, aucune présence... Le genre de groupe destiné à jouer devant le restaurant Pizza Pino durant la fête de la musique ( mais qui au vu de la pauvreté de la scène française qui "réussit", pourrait aussi bien faire l'invité d'honneur de Taratata dans quelques mois... ) Bon, le groupe est récent et c'était un de ses premiers concerts alors, attendons un peu... Mais un peu plus court ca aurait été moins dur, les gars !
Ce n'était pas un nouveau groupe français qui motivait ma présence au Pop In mais le premier concert dans notre capitale de deux anciens John Wayne Shot Me ( mon groupe hollandais préféré de tous les temps ) avec leur nouvelle formation the usa ( oui, c'est pas le meilleur nom du monde... ) Musicalement on est en terrain connu depuis leur groupe précédent : pas mal de Grandaddy avec un peu du côté fun de Helen Love, un clavier rigolo et le robot Emilio. Mais avec souvent un côté beaucoup plus rock, qui serait fort agréable si le niveau sonore n'était pas si haut ! Dans des conditions décentes, cela aurait été un excellent concert, mais en commençant à 22:55 et avec l'obligation de ne pas rester dans la salle sous peine de perdre son audition, impossible de rester jusqu'au bout !
Il reste que j'attend maintenant vraiment de voir the usa dans de bonnes conditions et que je regrette un peu moins le split de John Wayne Shot Me...
14:29 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.03.2008
Les paysans à Paris
D'abord un petit coup de gueule : 21 € pour un tout jeune groupe dont le premier album sort à peine et au Nouveau Casino, c'est honteusement exagéré. Il semble que les jours où cette salle était la dernière salle "pro" à avoir des tarifs raisonnables soient finis. L'augmentation du prix des places de concert à cause du téléchargement était annoncée mais quand même... Ensuite ne pas ouvrir la Mezzanine ( alors que la salle était quand même raisonnablement remplie ), c'est franchement pas sympa...
Venons-en au groupe, Los Campesinos! pour son premier passage en France ( en tant que tête d'affiche, pas dans le cadre d'un festival ). C'était il y a à peine 20 mois que l'un d'eux postait le Myspace du groupe sur un forum anglais où je vais régulièrement et qu'un buzz commençait à naitre sur internet. Cela laisse peu de temps pour écrire suffisamment de chansons, les peaufiner, les choisir... bref pour être prêt à sortir un premier album de qualité et être capable de tenir le choc sur une petite tournée européenne. Les Los Campesinos! sont-ils prêts ?
S'il suffisait d'une exubérance juvénile assez communicative et d'un certain amateurisme assumé, je dirais oui. Mais au bout de 20 minutes, les longs bavardages stériles et l'arrivée de morceaux de moindre qualité ont commencé à me lasser un peu. La bonne humeur, c'est bien ( le groupe semble vraiment s'amuser ) mais ce n'est pas suffisant. Il est assez significatif que ce soit leur reprise de Pavement, 'Frontwards' qui ait relancé mon intérêt... Heureusement, en terminant ( oublions l'inutile rappel... ) par le trio magique 'You! Me! Dancing! ', 'We Throw Parties, You Throw Knives' et 'Sweet Dreams Sweet Cheeks', le groupe montre ce qu'il a vraiment dans le ventre : des pop songs incendiaires à mi-chemin entre Belle and Sebastian et Pavement !
Alors la réponse à ma question est NON !
Le groupe n'est pas prêt à assurer des concerts d'une heure. Il a dans son répertoire 3/4 chansons d'une qualité trop inférieure aux autres. Mais dans ses bons moments ( et ils furent plus nombreux que les moins bons moments ), il est incontestable que c'est un des groupes les plus intéressants du moment.
10:34 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.03.2008
Premier concert depuis longtemps...
Ce soir à la flèche d'or, Exsonvaldes et Squaw ( bon il y a aussi Calc, Valentine's day et Fake Oddity mais je ne resterais sans doute pas... )
Compte rendu dans la soirée...
Me voilà de retour...
Toujours difficile pour un groupe de débuter la soirée à 20h15 à la flèche d'or devant un maigre public d'aficionados ( ici assez nombreux d'ailleurs ) et les gens qui entrent au fur et à mesure. Heureusement maintenant, on évite le gang des fumeurs-buveurs-brailleurs qui occupaient traditionnellement le bar et bourre maintenant la terrasse. Avec son indie pop/rock mâtinée de post-rock voir de post-punk, Exsonvaldes s'en sort donc bien : les titres s'enchaînent, énergiques et plutôt accrocheurs. Mais le chant est à mon sens le point faible du groupe et l'empêche d'être pleinement convaincant. Compétent comme première partie, mais de là à acheter les disques...
Aurait-il fallu dire aux membres du trio parisien Squaw que le trip-hop est un genre mort-né il y a déjà 10 ans ? Après une bonne quinzaine minutes, on serait tenté de penser que oui après avoir été abreuvé de beats conventionnels et d'une basse basique mais omni-présente. Reste que le chant de Vanessa, puissant, élégant et fragile ( j'oserais la comparaison avec Valérie Leulliot ) fait un peu passer la pilule. Même quand elle prend une guitare et nous délivre une bien mièvre ballade... Et c'est là que le groupe nous délivre pour finir deux bombes : la première rythmique, la deuxième noire et dissonnante. Et le concert s'achève avec l'impression que le groupe va devoir choisir entre morceaux bien propres mais bien sans intérêt et des morceaux plus difficiles, plus agressifs mais plus intéressants. Le chant de Vanessa mérite un écrin à sa mesure...
23:09 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.11.2007
Concert au 1bis
C'est avec un peu de retard ( mais les enfants à la maison pendant les vacances ça occupe tout votre temps et la femme à la maison pendant les vacances ça passe tout son temps devant l'ordinateur... ) que je me lance dans la critique de The Sleeping Years et Kwoon au 1bis.

D'abord un petit mot sur le lieu ( et une petite photo ):
c'est une petite salle sympathique au fond d'un jardin, d'une qualité sonore très honorable et d'une ambiance incomparable.
Merci à eux d'organiser des concerts !
Être seul avec sa guitare est particulièrement difficile : si les qualités des chansons ou de la voix sont insuffisantes, cela devient vite ennuyeux.
D'où le recours parfois à des cordes ou des cuivres pour 'meubler' un peu. L'ayant déjà vu trois fois, il est évident que Dale Grundle alias The Sleeping Years n'a pas besoin de tels artifices alors j'étais très curieux de voir ce qu'allaient donner des morceaux familiers avec l'ajout d'un violoncelle.
Après les trois premiers morceaux, un magnifique 'The Lockkeepers cottage', un très énergique 'You & Me against the world' et un titre du futur album ( en mars a priori ) moyennement convaincant, on ne peut pas dire que l'apport soit très significatif. Et puis avec 'Setting fire to sleepy towns' arrive la certitude qu'un violoncelle peut encore améliorer ces excellents morceaux, que c'est juste une question de temps pour que le duo nouvellement formé ( seulement leur quatrième concert ensemble ) touche au sublime. Cette impression se confirmera sur une splendide version de 'Clocks and Clones' qui concluait une magnifique série constituée de 'Summer is nearly over' ( on peut toujours aller écouter le titre sur le Myspace des Catchers, son ancien groupe ), 'The Sleeping Years/Macosquin, Coleraine', 'Nearly got it made' et 'Untroubled ( dans une version particulièrement grave ).
Le concert se termine par 'Dressed for rain' puis en court rappel solo 'How long have you waited ?' et il est évident que la présence d'instruments supplémentaires ajoutera encore à la qualité des chansons sur l'album à venir, qui sera un de mes plus attendus pour 2008.
S'il y a quelque chose d'aussi difficile qu'être seul sur scène avec sa guitare, c'est bien de jouer un morceau de post-rock ! Car rendre à la fois la délicatesse des moments calmes, la violence des moments... moins calmes et l'infinie variation des morceaux est extrêment difficile. Et il n'y a rien de plus ennuyeux qu'un groupe de post-rock dénué de toute finesse... Malheureusement Kwoon fut loin de réussir à retranscrire la beauté des titres en écoute sur leur Myspace. Sans doute le son du 1bis a-t-il montré ses limites mais il manquait aussi la magie qui se fait parfois sur ce genre de musique et qui vous emmène dans un autre univers.
Alors attention, ce n'était pas mauvais ou ennuyeux, très loin de là, simplement je n'ai pas réussi à y entrer complètement ( ni à rester jusqu'au tout dernier morceau pour cause d'horaire tardif ). En gros, il me faut l'album maintenant...
On peut lire une autre chronique de ce concert chez La Tête à Toto !
18:45 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.11.2007
concerts de novembre...
Encore beaucoup de choses ce mois-ci et encore beaucoup de choix difficiles à faire...
En gras les concerts ou je serais presque à coup sur...
03 Novembre : The Sleeping Years, Kwoon ( Le 1bis, 3/11 )
04 Novembre : Figurines, Palace Fires ( La flèche d'or )
06 Novembre : Thomas Truax, Frog Eyes, Tu Fawning ( La flèche d'or )
09 Novembre : Mr Hudson & The Library, the Delano Orchestra ( Paris La flèche d'or )
14 Novembre : Laura Marling, Carla Bozulich @( La flèche d'or )
15 Novembre : Gravenhurst ( Le Point Ephémère ) ou The Fiery Furnaces ( Nouveau Casino )
21 Novembre : Jason Molina ( Mains d’Œuvres ) ou The Kissaway Trail, Stephanie Dosen, The Autumns ( La flèche d'or )
22 Novembre : Emma Pollock ( La Maroquinerie ) ou Ben Weaver ( Le Point Ephémère )
23 Novembre : Hot Hot Heat ( Nouveau Casino, 23/11 )
26 Novembre : Tom Brosseau, O'Death, Bishop Allen ( La flèche d'or )
27 Novembre : Bishop Allen et Jason Edwards ( La flèche d'or )
29 Novembre : The Good Life et Woven Hand ( Le Divan du Monde ) ou Heligoland et OBJECT ( La mécanique ondulatoire )
Le 21 est un choix particulièrement difficile...
22:45 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.10.2007
Ici ce soir...
Retour de concert de bonne heure, mais il faut dire que les festivités commençaient à 18:30...
J'avais déjà dit au tout début de ce blog ce que je pensais des italiens de Port-Royal. Ce nouveau concert ne fait que confirmer l'excellente impression laissée au Divan du Monde même si le son à la flèche d'or n'est guère favorable à ce genre de groupe. Shoegaze électronique ou ambient excité, la musique de ce trio est à la fois urbaine et organique, planante et excitée...
Un fort buzz m'avait fait après bien des hésitations ( pas franchement convaincu par ce que je lisais... ) écouter le Myspace de Jonquil et le moins que l'on puisse dire est que je n'avais pas été emballé. Mais la rumeur d'excellentes prestations scéniques me laissait espérer... Au bout de deux morceaux, j'étais tout près de partir. Si je décris ces morceaux comme "pub rock/redneck/quator classique", ça semble horrible, hein ? Et bein ça l'était. Si les deux morceaux de post-folk qui suivirent étaient fort honorables, la suite du concert fut vraiment ennuyeuse... Pas pour moi, Jonquil donc...
22:15 Publié dans concert de merde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





