10.05.2008
Encore un petit dinosaure !
Les lecteurs de ce blog se demandent sans doute pourquoi je suis allé voir Impy le dinosaure... Ils s'attendaient sans doute plutôt à me voir chroniquer [Rec] ou Iron Man au vu des films habituellement chroniqués sur ce blog. Mais ils se trouve que j'ai des enfants en bas âge et c'est le genre de film idéal pour eux.
Ensuite, il se trouve que c'est l'adaptation du livre Urmel aus der Eis de Max Kruse, première des aventures d'un petit dinosaure connu en France sous le nom de Plodoc et très populaire en Allemagne. Et il se trouve que j'aimais beaucoup cette série publiée dans les années 70 par la Bibliothèque Rose, alors c'était une excellente occasion de mêler l'utile ( occuper les enfants ) à l'agréable.
Horacio Tiberton, professeur un peu lunaire qui apprend à parler à ses amis animaux ( tous dotés d'un petit défaut de prononciation rigolo ) sur une petite île, découvre un oeuf dans un iceberg. Après avoir été couvé, l'oeuf éclot et c'est un petit dinosaure curieux et gaffeur qui vient rejoindre la petite bande. Mais en se vantant de sa découverte par courier dans une bouteille auprès de son vieil adversaire gardien du zoo royal, le professeur fait venir sur l'île le roi Pumponell désireux d'augmenter de cet être unique sa collection de trophées...
Il faut immédiatement préciser qu'il s'agit d'un vrai divertissement pour enfants, qui ennuiera sans doute les plus de 10 ans ( sauf les vieux cons nostalgiques... ) Les personnages ont des personnalités simples mais bien décrites, ils sont drôles et leurs actions cohérentes ( mention spéciale à Peg la cochonne, grande adepte du ménage et maman de substitution du dinosaure ). L'intrigue est basée sur des concepts compréhensibles par un enfant petit ( pas comme Bee Movie avec son procès... ) et est agréable à suivre. Et puis comme dans tout ouvrage pour enfants, des morales simples sont présentes : il faut partager avec ses amis ( Ping le manchot et Monty le lézard forment un duo irrésistible ), tout le monde a des qualités, chasser pour des trophées c'est mal...
D'un point de vue technique, le film est plutôt dans la moyenne basse des films d'animation en 3D actuels. Les décors sont dans l'ensemble assez réussis mais très peu animés. Le design des personnages est sympathique même si certains manquent de caractère et d'originalité ( le cochon et le manchot ont un fort air de déjà vu ) mais l'animation est assez faiblarde, en particulier celle des visages. Cependant l'ensemble a un petit côté enfantin agréable et plaira sans nul doute aux petits.
Au final, un vrai film d'animation pour les plus petits qui ne cherche pas par des clins d'oeil ou du second degré à s'adresser à un public plus adulte. Mais si vous aimez l'humour à basse de chutes et avez gardé une âme d'enfant, cela fait un agréable divertissement, indispensable si vous avez des petits à occuper...
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01.04.2008
Un détective fou fou fou fou...
Johnnie To est un des réalisateurs les plus productifs et les plus intéressants à Hong-Kong en ce moment. Comment souvent réalisé en collaboration ( ce coup-ci avec son vieux complice Ka-Fai Wai ), Mad detective vient de sortir en France quelques mois seulement avant les deux prochains films du monsieur...
N'arrivant pas à progresser dans son enquête sur des crimes commis avec l'arme d'un policier disparu depuis des mois, un jeune inspecteur ( Andy On Chi-Kit assez fade ) fait appel à son vieux mentor Bun ( Lau Ching-Wan devenu plus rare sur nos écrans et toujours excellent ) ancien super-flic devenu fou ( il voit les "démons" des personnes ). Très vite les soupçons se portent sur l'ancien partenaire du policier disparu ( Gordon Lam Ka-Tung ) qui aurait sept "démons" en lui mais comment prouver quelque chose avec les méthodes peu orthodoxes de Bun...
Amateurs de polar d'action, passez votre chemin : Johnnie To confirme une fois de plus après Election ou Triangle qu'il s'intéresse maintenant essentiellement au fonctionnement de l'âme humaine. Son personnage principal, que l'on considère son don comme réel ( ce qui donne un petit caractère fantastique au film ) ou qu'on préfère y voir la manifestation ,à l'intérieur de la folie, de ses talents de détective, sert donc de réflexion sur ce ( ceux ) que l'on peut cacher derrière le masque et sur l'impossibilité de vivre normalement avec la capacité de voir derrière le masque.
Avec un personnage central aussi tragique, le film ne peut se terminer bien et on peut se demander quel destin est le plus triste... Notons cependant le côté quasi négatif des personnages féminins ( réels ou "démons" ) qui semble montrer un Johnnie To nostalgique d'une conception traditionnelle du rôle de la femme et plutôt opposé aux femmes ambitieuses.
Un bon film donc, qui confirme l'évolution de son cinéma. Mais pour ne pas décevoir ses fans, Johnnie To enchaîne quand même quelques clins d'oeil : l'unique fusillade ( tout le monde se tient en joue au milieu de miroirs brisés ) est une allusion directe à son propre cinéma, les personnalités du bad guy sont jouées par des habitués du cinéma de To ( Lam Suet, Eddie Cheung... )
19:28 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.03.2008
La nuit des moutons-garous
Dépuis l'avènement des multiplexes et des films calibrés pour un public de teenagers américains décérébrés, on ne s'attend plus à voir sortir en salle une série Z horrico-comique comme Black Sheep dont le mauvais goût est le point central et qui est digne des productions Troma. Et d'où ailleurs que de la patrie de Peter Jackson pouvait venir un tel OVNI...
Revenu à la ferme familiale des années après un double-trauma l'ayant laissé avec la peur des moutons, Henry ( Nathan Meister ) revient vendre ses parts de l'exploitation à son frère Angus ( Peter Feeney ) qui la gère avec un sens de l'éthique assez particulier. Mais deux éco-terroristes venus chercher des preuves de manipulation génétique illégale vont malencontreusement libérer un agneau modifié qui va transformer après morsure les moutons en mangeurs d'hommes et les hommes en créatures hybrides...
Commençons par ce qui fâche : Jonathan King flingue par son trait trop grossier ce qui aurait du être les messages du film : écologie / manipulation génétique / respect de la culture indigène. Ensuite le film sent bon la tentative délibérée de reproduire les recettes des "chef-d'oeuvre de mauvais goût horrifique des 80s" dont il se souhaite l'héritier. Certains effets font volontairement fauchés ( l'agneau mutant par exemple ) quand le reste du film dispose d'une production de fort bonne qualité.
Mais au final, le film est-il fun et digne de ses grands aînés ?
Amis du bon goût ( mais que faisiez-vous sur ce blog ? ) : FUYEZ !
Car ici les scènes gore provoquées par les moutons aussi voraces et agressifs que des zombies sont contrebalancées par un humour pipi-caca de bon aloi : flatulences animales ( qui causeront la perte de nos moutons ), péquenaud local particulièrement crétin, tentative de sodomie du héros par un mouton ( juste retour des choses diraient les Guignols ) ou espoir de fellation ovine transformée en démembrement... faut vraiment être malade pour aller voir un truc pareil ( ma présence est donc logique... )
Reste que la Nouvelle-Zélande, c'est beau ( mais on le savait depuis le Seigneur des Anneaux ), qu'un mouton au galop ça peut foutre vachement la trouille et que voir une connerie pareille sur grand écran, parfois ça FAIT DU BIEN, même si on est très loin des films dont il s'inspire!
Prenons donc le film comme un hommage potache, même si ça sent parfois un peu le préfabriqué...
06:42 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14.03.2008
- 2 de tension
A peine auréolé d'un succès hollywoodien, le duo Aja / Levasseur se retrouve déjà sur les affiches de cinéma avec la mention "produit par" pour 2ème sous-sol, à la manière de Wes Craven il y a quelques années. Après l'enlèvement de jeune femme dans un château, dans une maison, dans le métro ( l'excellent Creep ), voici donc l'enlèvement dans... le 2ème sous-sol !
Office girl exploitée par son patron, Angela ( Rachel Nichols ) doit travailler tard la veille de Noël et se retrouve bloquée avec sa voiture en panne dans le parking de l'immeuble où elle travaille. Elle est loin de se douter que le gentil gardien Thomas ( Wes Bentley ) a développé une passion malsaine pour elle...
Réussir un tel huis-clos nécessite à mon sens trois choses :
- un script en béton qui compense un synopsis minimaliste
- un réalisateur capable d'utiliser le lieu et de faire monter la tension
- des acteurs excellents.
Malheureusement nous avons droit ici aux pires poncifs du genre : le coup de téléphone aux secours qu'on y est presque mais jamais tout à fait ( DEUX FOIS ! ), le coup de la patrouille de police qui trouvera rien et s'en ira... Du classique tellement vu et revu qu'il ne peut en aucun cas prendre. Pas une idée nouvelle. Rien. La tension ne prend pas.
Difficile alors de dire si c'est à cause d'une réalisation tout juste fonctionnelle ( j'allais dire de fonctionnaire ) que la tension ne prend pas ou si c'est le côté totalement déjà vu du script qui provoque une réalisation tout juste fonctionnelle. Ce qui est évident, c'est que le pauvre Franck Khalfoun ( acteur sur Haute Tension de Aja ) peine même à nous fair percevoir la topologie des lieux ( un parking souterrain pourtant... ) ce qui est fort gênant dans un film où elle est censée jouer un rôle important. Il semble plus concerné par le cadrage sur la poitrine de son héroïne engoncée dans une robe de soirée ressemblant plutôt à une nuisette cheap...
Quant aux acteurs... Wes Bentley est nullissime en psychopathe ennamouré, tantôt pathétique en cocker triste, tantôt ridicule en tueur, toujours involontairement drôle et jamais terrifiant. Rachel Nichols est tout juste acceptable en office girl, excellente en hystérique crétine ( mais ce n'était peut-être pas le rôle... ) et absolument pas crédible en Diane vengeresse... Ceci dit la nullité des acteurs est sans doute en partie due aux deux premiers points !
Au final, un film dont on se demande comment il a pu arriver dans nos salles ( même dans les années 80, ca aurait été un direct-to-video ).
Restent quelques passages authentiquement drôles de nullité ( le passage dans l'ascenseur, celui où l'héroïne reste scotchée devant le film où le psycho la tripote alors qu'elle est venue le dessouder à la hache... ) et la fin du film, d'une bisserie assez cruelle, dans cette série Z à éviter qui ne se voit pas attribuer le titre honorifique de merde de l'année que parce que cette boursouflure prétentieuse de Cloverfield est sortie précédemment.
Aja et Levasseur vont avoir beaucoup à se faire pardonner...
16:57 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.03.2008
Dans le brouillard, nul ne vous entendra crier...
Mauvaise période pour les amateurs du genre Fantastique/Horreur au cinéma en ce moment. Après les sorties pour le moins tronquées de Saw IV et du remake d'Halloween, c'est au tour de The Mist d'avoir le droit à une sortie en salles bâclée ( 4 salles sur Paris seulement ). On aurait pourtant pu penser que le tandem constitué de Frank Darabont ( scénario, réalisation ) et de Stephen King( histoire d'origine ) qui a connu le succès avec La ligne verte et les évadés aurait eu droit à plus de considération...

Venus au supermarché pour refaire des provisisons après une tempête, David Drayton ( excellent Thomas Jane ) et son fils se retrouvent bloqués quand un brouillard étrange envahit la vallée. Au fur et à mesure que les occupants du magasin perdent des membres et découvrent les horreurs qui peuplent ce brouillard, une vieille bigote, Mrs. Carmody ( Marcia Gay Harden, très bien ), instille un fanatisme religieux de plus en plus radical, incitant le héros et un petit groupe à chercher à fuir...
Passons rapidement sur le côté technique : Darabont est aussi efficace pour les quelques scènes d'action que pour mettre en scène les rapports entre les différents protagonistes, les créatures sont honorablement réussies ( un peu trop proches d'Evolution peut-être ) et les effets gore peu nombreux mais justifiés. Mais le point fort du film n'est pas là ( car cela est juste au niveau d'une série B ), comme il n'est pas dans l'histoire, très mince et vue de nombreuses fois.
Non, le point fort de Darabont est qu'il a compris et maîtrise le point fort de l'auteur qu'il adapte : les personnages, leurs rapports entre eux, leur évolution et l'empathie qu'ils peuvent provoquer. Aussi se prend-on d'intérêt, voire de sympathie pour la vieille institutrice terre à terre; la jeune institutrice venue de la ville et dont la foi en l'homme va rapidement s'évanouir; le péquenaud local, fort en gueule mais nul en action et prompt à devenir le pire des dévots; le chef de rayon cynique mais sympa et débrouillard; la caissière amourachée du militaire... Darabont excelle à faire vivre le moindre de ses personnages, à le rendre important, à rendre crédible ses réactions.
Venons-en à la conclusion du film. Loin du Happy End Hollywoodien, elle est noire, très très noire ! Pas à la façon désespérée de nombreux films de genre espagnols ( au mieux le héros meurt inexorablement, au pire, la terre est condamnée ), ce serait trop simple... Car le film s'achève comme il s'est déroulé, en s'intéressant plus à ses personnages et à leurs actes qu'aux créatures. Et sans en révéler la teneur, disons juste que la fin est douloureuse et bouleversante, bien plus que si tout le monde mourrait...
Un fort bon film donc, vivement conseillé s'il joue encore dans les semaines à venir...
Cependant, le film laisse un petit arrière-goût amer dans la bouche. Derrière sa dénonciation ( presque trop ) virulente d'un certain intégrisme religieux, certains aspects du film ressemblent furieusement à des bondieuseries : c'est parce que les hommes ( les méchants scientifiques militaires tout du moins ) ont joué à Dieu que tout cela arrive et le destin du héros ( sur fond de musique religieuse... ) est aussi funeste parce qu'il s'est pris pour Dieu.
18:54 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.02.2008
Jump ! Go ahead Jump !
Encore une fois pour vous éviter une désillusion et une dépense inutile, J'écoutedelamusiquedemerde est allé voir une bonne grosse bouse, en l'occurence Jumper.
Découvrant par hasard ses pouvoirs de téléportation David Rice ( Max Thieriot jeune puis Hayden Christensen ) décide de se ballader à travers le monde en utilisant l'argent des banques pour ses faux-frais.
Malheureusement il se rend compte qu'il n'est pas le seul Jumper et qu'une organisation secrète les Paladins dirigés par le mystérieux Roland ( Samuel L. Jackson en pilote automatique ) traque ses semblables, mettant en danger son amour d'enfance Millie ( Rachel Bilson, pure plante verte )...
Commencons par les points forts ( ça ira plus vite ) :
- la réalisation de Doug Liman ( La mémoire dans la peau , Mr. and Mrs. Smith, bonjour la filmo... ) est fonctionnelle
- le film est court
- j'adore Michael Rooker même si on le voit peu dans le rôle du père du héros.
Pour le reste, le scénario ( mais vous vous en étiez rendu compte en lisant le deuxième paragraphe ) est faiblard, Hayden Christensen est d'une fadeur absolue ( oui, ce n'est pas une surprise ), les effets spéciaux pour les téléportations rapprochées sont fort désagréables ( dommage le film est basé sur ça ) et surtout l'action est finalement très rare et vraiment molle du genou ! Un comble pour un film d'action mais cela devient de plus en plus fréquent dans les films tout-public ( hello Benjamin Gates... )
Au final, le film réussit même à flinguer ce qui aurait pu être son principal atout ( pas de bons et de méchants vu que les Jumpers sont des voleurs et les Paladins des tueurs ) en montrant la rédemption de son héros par l'amour. On notera au passage le personnage de sa mère qui semble là juste pour justifier la mise en action d'une suite...
A éviter donc, à moins d'être vicieux ou vraiment fan de Michael Rooker ( auquel cas on peut partir à la moitié du film... )
18:28 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.02.2008
Pas que pour les matheux
Si le cinéma de Hong-Kong n'est plus à son meilleur en ce moment, il a encore de bonnes idées comme ce Triangle, cadavre exquis cinématographique où Ringo Lam poursuit et Johnnie To conclut une histoire lancée par Tsui Hark.
En raison de problèmes d'argent, un conducteur de taxi ( Louis Koo ), un agent immobilier ( Ringo Lam ) et un antiquaire ( Honglei Sun ) sont convaincus par un vieil homme étrange d'aller chercher un vieux coffre dans les sous-sols d'un bâtiment officiel. Celui-ci contient un cadavre avec une veste brodée de pièces d'or. Mais vu que le conducteur de taxi est poursuivi par des mafieux à qui il devait trouver un chauffeur et que la femme folle et volage de l'agent immobilier est la maîtresse d'un flic véreux, tout ne va pas se passer comme prévu...
L'histoire se tient relativement bien en particulier vu que chaque réalisateur a ( semble-t-il ) réellement joué le jeu de continuer une histoire laissée par son prédécesseur quitte à modifier certainess situations ( la femme enceinte par exemple ) afin d'orienter l'histoire et les personnages sur d'autres terrains tout en restant cohérent. Un véritable tour de force car si chaque segment traite d'un thème particulier ( motivation humaine - descente vers la folie - tentation/rédemption ), le film semble avoir au final une évolution logique.
Il est intéressant de noter que chaque réalisateur s'est finalement concentré sur des points pour lesquels il n'est pas particulièrement réputé : Tsui Hark fait preuve d'une narration et d'une mise en place des personnages particulièrement claires ; Ringo Lam nous montre l'évolution et la noirceur des personnages quand Johnnie To finit par une longue scène assez burlesque à mi-chemin entre Tsui Hark et Benny Hill...
A la fois film unique dans sa cohérence et trois films en un dans sa diversité des thèmes, Triangle est donc une bonne surprise. Pour en faire un grand film, il manque une histoire plus originale et complexe ( ce qui aurait sans doute été casse-gueule vu le concept du film ) et un peu de la virtuosité de mise en scène dont chacun des réalisateurs a pu faire preuve individuellement.
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26.01.2008
pas de country pour les vieux ?
Il me semble important avant de commencer ce post, de préciser que je ne suis pas un fan des frères Coen. Je n'ai vu ni Fargo ni Barton Fink, je n'ai jamais pu regarder plus de 10 minutes de The Big Lebowski, je me suis ennuyé à la vue de O'Brother et ai trouvé que Intolérable Cruauté et Ladykillers étaient des comédies de commande sans intérêt. Et pourtant, la bande annonce de No Country for Old Men avait sérieusement titillé mon intérêt...

La première partie du film nous montre exactement ce que la bande-annonce nous promettait : un polar noir, violent, sans concession qui prend à la gorge et dont on attend la conclusion. Et puis arrive la confrontation entre les deux personnages, bien tôt dans le métrage et qui se solde par un match nul. Le film change alors de rythme ( il devient bien lent ), de style ( la violence devient de plus en plus suggérée quand elle était affichée ) et de point de vue ( le personnage principal devient en quelque sorte celui du shérif ). Au point que la "conclusion" de l'intrigue est totalement anti-climatique. Qu'aucune des trois "fins" du film n'apporte de réponse, laissant le spectateur libre de penser ce qu'il veut ( pas forcément une mauvaise chose, mais un peu frustrant ).
Finalement je me suis senti un peu floué sur le coup.
Et puis j'ai réalisé qu'il valait mieux se fier au titre du film qu'à sa bande-anonce. Et je me suis dit que décidément, je ne comprenais pas le cinéma des frères Coen et que je n'irai plus voir leurs films. Jusqu'au prochain, sans doute...
23:06 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.01.2008
Ne me touche pas...
Suite ( et sans doute pas fin... ) de mes séances "film de merde de janvier" du monde entier ( des States quoi... ) avec Hitman, produit estampillé Europa et tiré d'un jeu vidéo, deux gages de non-qualité s'il en est...

Le premier film américain de Xavier Gens ( son film français Frontière(s) arrive cette semaine après une longue attente ) commence par un générique affligeant sur l'entraînement des enfants/tueurs sous fond d'Ave Maria qui laisse imaginer qu'on va se retrouver en face du pire du pire de la série Z d'action. Mais grace à un Timophy Olyphant réussissant à donner une certaine humanité et épaisseur au rôle, à une réalisation plutôt efficace à défaut d'être personnelle ( Gens reprend docilement tous les effets populaires dans le cinéma d'action en ce moment ) et à une violence assez sèche, le film se laisse voir sans déplaisir ( à condition de ne pas être réticent aux trucs bourrins, quand même ).
Malheureusement le film souffre des affres habituelles des productions Besson :
* la femme y est une pute et mise dans des situations dégradantes ( allez hop, dans le coffre avec le macchabé... ),
* les personnages secondaires sont ultra-caricaturaux sans même être drôles,
* l'histoire tient sur un ticket de métro plié en 4 mais on essaye de vous faire croire qu'en fait c'est vachement compliqué...
Bon si vous avez réussi à voir Le transporteur jusqu'au bout, pourquoi pas. Sinon, allez voir ailleurs...
22:08 Publié dans film de merde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
Le bon numéro ?
Avant que erwan ne me pose la question, oui je suis allé voir chambre 1408 de mon plein gré car :
1. Stephen King me rappelle mes lectures d'ado.
2. John Cusack est un de mes acteurs préférés.
3. Je cherche à voir quasiment tous les films fantastiques/d'horreur qui sortent.

Un scénario classique donc, avec tous les poncifs du film de maison hantée ( fenêtre qui se ferme toute seule, tableau qui bouge, robinet qui marche bizarrement, température qui monte ou chute brutalement, sang qui s'échappe des murs, apparitions... ) qui nous dévoile progressivement l'histoire ( tragique évidemment ) de notre héros qui n'est pas devenu un écrivaillon cynique pour rien et un final plutôt agité... il y avait matière à un bon petit film du genre. Mais le bilan est assez contrasté.
Parmi les bons points :
* John Cusack est excellent dans un rôle où tout le film ne tient que sur lui.
* Le réalisateur Mikael Håfström réussit à filmer très efficacement le forcément très réduit lieu de l'action ( une chambre d'hôtel ).
* Le choix d'essayer ( voire de réussir parfois ) de provoquer des frissons sans rien montrer était le bon à une époque où la plupart des films font le contraire.
Parmi les mauvais points :
* Ne pas avoir choisi la grosse ficelle du "tout s'est passé dans sa tête après un accident", c'était bien. Ne pas avoir donné une vraie personnalité ( voire une histoire ) et un comportement plus logique à la chambre "démoniaque", c'est moins bien.
* Le thème de la recomposition de la famille brisée par un drame commence sérieusement à me gonfler, alors messieurs les scénaristes, espérons qu'à la sortie de votre grève, vous aurez trouvé d'autres idées.
* Cela reste quand même bien trop soft...
Au final, un film moyen, qui donne l'impression de ne pas être allé au bout de ses intentions. Mais un film qui comme Motel sorti il y a quelques mois, semble indiquer un désir de revenir à une certaine horreur à l'ancienne.
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