12.04.2008
Voilà le facteur ( mon album de février )
Pendant une bonne partie du mois, c'est l'album de The Battle of Land and See qui semblait se diriger vers cet "honneur". Et puis le deuxième album des franco-suédois d'Envelopes est arrivé et après quelques écoutes, il semblait évident que le titre d'album de février lui revenait de droit...

des petites pépites d'indie rock capables de mettre le feu !
On pense aux Pixies, Pavement, Sonic Youth, Deerhoof... mais toujours avec un côté léger et festif : guitares et claviers partent dans tous les sens, le chant, tantôt masculin, tantôt féminin met de bonne humeur... Rien de révolutionnaire mais du franchement efficace.
33:49 de pur plaisir, dans lequel les trois singles 'Smoke in the desert', 'Life on the beach' et 'Party' ( tiens ça résume bien le groupe ces titres... ) ne sont même pas le meilleur !
La vidéo de 'Party' :
On peut aussi écouter ( et télécharger une B-side ) sur Myspace.
PS : Envelopes repassent le 17 mai à la flèche d'or. Je ne pourrai sans doute pas être là, mais ce sera avec beaucoup de regrets...
08:18 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.04.2008
Oui j'ai péché ( mon album de janvier )
Oui je publie mon billet sur l'album de janvier seulement début Avril. Mais d'une part, je n'ai pas réussi à me procurer l'album tout de suite et d'autre part, je l'attendais tellement cet album ( 2 ou 3 billets en 2007 pour annoncer sa venue quand même ) que j'ai préféré prendre mon temps pour ne pas me laisser porter par l'enthousiasme ou la déception...

Le premier acte Love Lust débute avec le magnifique 'Ruben's Tattoo' et va bien entendu nous parler d'amour, que ce soit à travers des petites histoires fantastiques ( 'owls', 'The devil needs you for his squeeze' ) ou tirées de la vie de tous les jours ( 'Crown of thorns', 'A prayer to old idols' ). L'homme cède au diable, quand il n'en est pas un. L'amour semble voué à la damnation. Musicalement, le groupe a bien évolué depuis le mélange de alt-country et de twee-pop des débuts. Dépouillée ( essentiellement guitare, piano ) mais néanmoins complexe, rehaussée juste au bon moment par des notes de violon, banjo, mandoline..., mélancolique et sombre sans excès, elle nous fait parfaitement entrer dans l'univers des textes.
Le deuxième acte Love Lost parle, et c'est la suite logique, d'amours terminés ( 'a wretched sinner's song' ) ou sans issue ( 'She lets me in by the back door' ) avec leur cortège d'échecs, de regrets, de sentiments glauques... Aucun désir d'apitoyer le badaud là-dedans, non, plutôt le désir, comme chez Arab Strap en son temps ( mais sans humour par contre ) de nous montrer la vie dans son côté le plus ordinaire. Il y a toujours quelque chose de beau et touchant même dans les lignes les plus sinistres comme celles qui concluent l'album :
"It's only disappointment keeps me holed up in this room
But hell, I swam in disappointement inside my mother's womb,
Won't you drive me up the mountain and just let my wheelchair roll,
'Cos the time for miracles is past"
Et c'est sans doute grâce à la voix de Lyndon Morgans qui a su prendre de l'ampleur tout en restant fragile, qui sait se faire charmeuse, triste ou maniérée sans jamais aller trop loin.
Voici donc un disque magnifique, qui trouvera sans doute sa place très haut dans mon TOP de fin d'année 2008. Pourtant il a eu des critiques très mitigées, étant en particulier attaqué sur sa... durée ! Il n'y a pourtant rien à jeter dans cet album et les morceaux se succèdent avec une grande logique. Mais il semble qu'à l'époque où nombre de "consommateurs" et même donc de "critiques" utilisent à loisir la touche SKIP de leur lecteur MP3 et où la durée de vie d'un album et d'un artiste est très courte, faire un album aussi ambitieux était suicidaire. En tout cas pour moi on n'est vraiment pas loin du chef d'oeuvre.
On peut aller écouter sur Myspace...
17:23 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.01.2008
Petit tour en montagne ( mon album de novembre/décembre )
OK, l'album du mois est l'album de deux mois.
OK, l'album du mois bénéficie d'un billet après avoir fait partie de mon TOP50 2007.
OK, l'album du mois est en fait sorti en septembre.
Mais :
1. Novembre et décembre sont des mois généralement pauvres en sortie.
2. Je n'ai trouvé cet album qu'en décembre et j'ai pris mon temps pour faire le billet.
3. C'est mon blog, je fais ce que je veux !!!

On ne sera donc pas surpris que Greg Weeks soit le producteur de cet album enregistré uniquement par des moyens traditionnels et qu'il fasse partie de ce supergroupe avec ( pour l'instant, car le line-up semble destiné à bouger sans arrêt ) Ilya Monosov, Joshua Blatchley, Margie Weink ( alias Fern Knight ), Kristin Sherer et, pour la plus grande partie du chant, Marissa Nadler !
Nous sommes en face d'un ( trop court ) album d'une musique extrêmement classique ( Appalachian folk ) qui recherche la beauté dans sa simplicité et une certaine mélancholie intemporelle. Et beauté il y a, en particulier sur les trois premiers titres, des compositions originales magnifiées par la voix sublime de Marissa Nadler, qui nous emportent dans de somptueux paysages désertiques. Malheureusement les deux chansons traditionnelles qui terminent l'album ( eh oui, seulement 5 morceaux pour 35 minutes ) manquent un peu d'ampleur et rompent un peu l'ambiance jusque là parfaite du disque. Le chant masculin sur le dernier morceau 'Nottamun Town' en particulier souffre trop de la comparaison et on se prend à rêver de ce que pourrait donner l'alliance de la voix de Marissa Nadler avec une grande voix masculine.
Un très bel album quand-même, et on attendra avec impatience une nouvelle livraison, en l'espérant plus longue et avec, pourquoi pas, une autre grand voix folk ! En attendant, on peut aller écouter deux titres sur leur Myspace.
11:39 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.11.2007
J'aime la blanquette... ( mon album d'Octobre )
Oui, je ne révèle mon album d'octobre que le 15 novembre ( mais j'ai eu tellement d'album à écouter en octobre, le choix fut difficile ), en plus cet album est sorti en septembre ( mais il a mis du temps à traverser la manche ) et ce n'est même pas mon album préféré d'octobre ( mais j'ai déjà parlé du Orion Rigel Dommisse ) ! Ceci dit le premier album des anglais de Blanket mérite amplement le titre d'album d'octobre 2007 !

L'album débute avec 'heaven heaven earth', à la mélodie très Mazzy Starienne mais avec une voix blasée et boudeuse. Classique mais efficace, ce morceau introduit le trio de morceau le plus original de l'album : 'Collapse' mélodie simpliste mais accrocheuse en diable basée sur un carillon, 'vroom vroom bang band bang' morceau de new-cabaret aussi décadent que réussi avec ses instruments discordants et un hypnotique 'off' qui rappelle aussi bien la musique des manèges de notre enfance qu'un chant religieux...
Ce sont trois morceaux plus classiques qui nous permettent ensuite de retrouver nos esprits : 'wood for fire' ( une tranquille ballade folk ), 'clothes horses' ( très Mazzy Star aussi ) et 'biblical hair' qui m'a fait penser à du Lush période shoegaze joué avec une guitare acoustique !
Et pour finir l'album un trio de choc : 'threats' chanson que les regrettés Linoleum auraient pu écrire, désespérément cool alors qu'elle fait tout pour ne pas l'être, 'mondo ikea' qui prouve que siffler n'est pas ringard et 'goodbye to fast food' qui clôture cet album comme il avait commencé, dans une ambiance très Mazzy Star, mais le chant s'est fait plus angélique, laissant un sérieux goût de "revenez-y" !
Il manquera peut-être une vraie personnalité à cet album pour finir dans mon TOP10 de l'année, mais il est vraiment très agréable comme on peut le constater sur leur Myspace.
22:05 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.10.2007
Une bien belle galaxie ( mon album de Septembre )
Voici sans doute l'album que j'ai le plus attendu dans ma vie. Retour en arrière. Juillet 2006, en allant sur le Myspace des excellents The Besnard Lakes dont le premier album tournait en boucle sur ma platine, je découvre parmi leurs amis un groupe au joli nom de Young Galaxy. Passage immédiat sur leur site et passion immédiate pour les morceaux en écoute. Le duo annonce un premier album pour les semaines à venir et je me réjouit. Les semaines passent, je reviens régulièrement prendre des nouvelles et ré-écouter les morceaux. Rien. Jusqu'à l'annonce de la signature du groupe sur le très hype label Arts & Crafts, expliquant le retard de l'album et une sortie pour le printemps 2007 afin de permettre au label une promo efficace. L'album sort enfin aux Etats-Unis et voilà que mon disquaire préféré n'arrive pas à le recevoir en Import ! Il faudra attendre la sortie française à l'automne 2007 pour enfin avoir cette galette entre les mains !

Peut-on encore profiter de chansons qu'on est allé écouter des dizaines de fois sur leur Myspace ?
Vous pensez que la réponse est oui puisque c'est mon album du mois...
En fait la réponse est... peut-être ! Ou plutôt : pas tout à fait...
Dissipons tout de suite un malentendu : contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, le groupe n'entretient musicalement que peu de rapports avec ses compatriotes célèbres que sont the Arcade Fire ou Broken Social Scene. Ils sont plutôt dans une veine inspirée des 70s, proches des anglais de The Clientele. Mais là ou ces derniers ont un côté urbain et un peu sombre, Young Galaxy a un côté joyeux et pastoral. Que ce soit sur les titres rythmés ( ‘Searchlight' ) ou calmes ( ‘The sun's coming up and my plane's going down' ), une impression de quiétude voir de félicité ressort de ce disque.
Alors que manque-t-il pour en faire un grand disque ? L'impression d'être un peu mis en danger ?
Ou peut-être que ce trop grand confort ne vient que de la trop grande habitude que j'avais de certaine chanson.
Sans aucun doute mon album de Septembre quand même !
Une vidéo de ‘The alchemy between us', qui clôture cet album, aurait pu être dans ma série Nu-Gaze...
A noter une excellente critique chez There's Always Someone Cooler Than You .
18:20 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.09.2007
Angels of Light : we are him ( mon album d'Août )
Que dire de plus d'un nouvel album de MIchael Gira que c'est beau, c'est intelligent, c'est poignant ? ( Oui, je sais ma carrière de critique musical est au point mort... )

La seule chose que je peus ajouter, c'est que cet album m'a fait penser à Taxi Girl (période Seppuku ) et à The The ! Pas de minces références...
20:30 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.08.2007
Une très grande dame : mon album de juillet
Ok, cet album n'est pas franchement une nouveauté ( morceaux enregistrés en 1972 et 1973 ) et n'est pas réellement un album puisque c'est un live. Mais quelle meilleure occasion de parler de Judee Sill, immense artiste folk trop méconnue dont les deux albums Introducing et Heartfood sont des classiques absolus ?

Une partie de ces titres est disponible ici avec d'autres sessions, histoire de se faire une idée...
17:48 Publié dans L'album de merde du mois | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.07.2007
Nom imprononçable...mon album de juin
Choix difficile ce mois-ci, mais comme interprétations diverses et Le tralala club ont déja parlé de l'album de Remate mieux que je ne saurais le faire ( et que l'album est sorti en mai en plus ! ), le choix final sera donc Rumskib !


On peut aller écouter sur leur Myspace.
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17.06.2007
une bonne leçon... mon album de Mai !
Nos amis britanniques ont toujours eu une capacité à sortir des nouveaux groupes à la fois noisy et pop. Je pense à 3 colours red, Idlewild ( à leurs débuts ), McLusky, Ikara Colt ou plus récemment We will be pilots ou an emergency.
Ce préambule ayant servi à faire comprendre que Fury of the Headteachers ne fait pas dans l'original mais dans l'efficace, concentrons nous sur le contenu de leur premier album ( après une grosse poignée de singles ) you took a scythe home. 11 titres. 32 mn 06 s ( mais un album de ce genre ne doit JAMAIS être plus long ). 11 petits brûlots énervés mais catchy. Le fait que le groupe soit un quintet permet d'avoir un son plus varié et plus intéressant ( un petit côté Coopers peut-être ) sans compter que la voix du chanteur est bien différente de ce qu'on est habitué avec ce type de groupe. Le morceau 'not what it used to be sera sans doute une de mes chansons de l'année.
A aller écouter sur leur MySpace !
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23.05.2007
J'ramène ma science... mon album d'avril
Les années 2000 semblent être marquées par le retour des glorieuses 80s : on ne compte plus les groupes influencés par la new-wave ( the Killers, the Bravery, Maximo Park... ) ou la cold-wave ( Interpol, Bloc Party, Editors... ). Malheureusement, la plupart de ces groupes se contentent généralement de reprendre les idées de vieux groupes en les modifiant de façon à faire danser les indie kids. Et pour un Franz Ferdinand qui le fait avec panache, combien de sous-produits totalement oubliés dans 5 ans.
Le duo suédois Hearts of Black Science n'est pas de ce bois là, et si les chansons de leur premier album The Ghost You Left Behind, sur l'excellent label anglais Club AC30, rappellent, par moment, des groupes aussi différents que Depeche Mode, A-Ha, The The ou Echo & the Bunnymen, elles n'en ont pas moins un son résolument moderne. Parfois teinté d'une pointe de shoegaze, les mélodies et le chant font parfois penser à leurs compatriotes de Kent s'ils avaient oublié d'essayer de copier Radiohead pour s'éclater aux synthés !
A la fois dansant et triste, nostalgique et novateur, voilà un album d'une grande richesse et plein de tubes potentiels. On peut télécharger quatre morceaux sur leur MySpace.
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